Trump face à l’Outfit…

Le fait d’être rompu à toutes les génuflexions du pouvoir dominant qui opère depuis Wall Street fait que je ne suis jamais pris de court et encore moins surpris par ce qui s’ensuit. Ce mini coup d’État orchestrer suite à l’affaire de Minneapolis était plus que prévisible. Aux abois, les démocrates sont certains de perdre la prochaine élection présidentielle ou plutôt, faut-il parler de l’impossibilité pour l’Outfit de Wall Street de continuer à dicter sa feuille de route du fait de l’occupant actuel du bureau ovale…

 

Liberté et soif de créer

L’Amérique du Nord est une construction contre nature. Un État-nation qui s’est construit sur le génocide de populations autochtones et contre les premiers immigrants qui avaient fui l’Angleterre à cause des persécutions religieuses dont ils étaient l’objet. Les pères pèlerins étaient libres, et pouvait entreprendre et  devenir propriétaire, cependant, leurs anciens bourreaux finirent par les suivre pour recréer le monde qu’il avait quitté. Grandes cités, banques, universités, réseaux, loges, presses…

En trois siècles, l’Amérique s’est développée aboutissant à la juxtaposition de deux entités sociales bien distincte. D’un côté le monde entrepreneurial libre, de l’autre, le monde de la rente et de l’usure avec comme aboutissement, la création d’un Ouftit au XIX siècle qui trouve sa finalité en 1911à Jekyll Island dans l’État de Géorgie sous l’égide d’affairistes et banquiers, les plus riches des États-Unis. Depuis sa naissance, l’Outfit est dirigé par un membre de la famille Rockefeller.

 

Outfit ?

Deep State – l’État profond pour l’ensemble des chercheurs qui travaillent sur le sujet, Conglomérat pour de nombreux anarchos-capitalistes qui ont été confrontés en leur temps avec cette oligarchie. À titre personnel, je préfère l’emploi du mot Outfit en référence à la mafia de Chicago. Cette structure illégitime a toujours agi, quel que soit le domaine visé tel un syndicat du crime, sans oublier l’aspect religieux de cette organisation dédié aux religions du dieu unique.

Malgré des idées reçues, ses affairistes n’ont pas mis la main sur la réserve fédérale pour s’enrichir à titre personnel, mais pour décider de qui avait le droit de se développer – adhésion à l’idéologie du clan – et qui devait être écarté et combattu. Ça continue de nos jours. Un système habile, efficace dans le but de constituer des réseaux gravitant dans le giron de l’Outfit et enrayer l’action des anarchos-capitalistes. Enfin, inutile de préciser que ses gens sont profondément anti-américains.

 

Ovni

Donald Trump est un demi-arnacho-capitaliste, national civique et fordiste. Il est le dernier dans son genre qui figure dans la liste des 500 premières fortunes des États-Unis. Le reste étant le résultat de l’action concerté des réseaux et loges. Beaucoup ont fait fortune en volant l’idée d’entrepreneurs isolés et donc sans défense. De par son statut social, Trump est une sorte d’OVNI au milieu de ce vaste marécage politico-financier que sont les États-Unis. Il incarne un modèle social en vogue au XIX et XX siècle. De nos jours il ne reste plus guerre d’anarcho-capitaliste dans le monde de l’entreprise américaine à l’échelle nationale et internationale. Ils ont tous été marginalisés, traqués, accusés de tous les crimes, eux qui ont construit l’Amérique, alors que leur adversaire s’employait à la déconstruire…ils continuent !

 

L’Ancien Monde pour écraser l’affranchi  

La presse et les universités sont des outils de domination, financées par les maîtres rentiers de l’économie américaine. Les universités sont des foyers où sont formatés de futurs technocrates prêts à servir ce pouvoir que l’on peut qualifier désormais de féodal. Le créateur émancipé est l’ennemi de tout système concentrationnaire basé sur la rente et l’usure. Oser son indépendance et son autosuffisance. C’est là, toute l’histoire du capitalisme américain, et ce qui était une singularité est devenu une norme, un peu partout dans le monde.

 

La constitution en ligne de mire

Quand les gauchistes s’agenouillent ou brûlent le drapeau américain, c’est une manière de remettre en cause la constitution du pays, que les sangs bleus de la côte-Est s’emploient à vouloir déconstruire depuis plus d’un siècle. Les gauchistes ne sont pas les idiots utiles du capital transnational, mais les complices. Une statue de George Washington à terre est un message. La constitution de l’Outfit est prête !  

C’est là qu’intervient ses milices antifas et black blocs, un concentré de fascistes refoulés. Rouge à l’extérieur, bleu à l’intérieur et brun dans leurs sommeil, fils et fille de technocrate, eux-mêmes futurs technocrates et bureaucrates, protéger par l’appareil juridique. Leurs actions consistent à harceler et traquer, toujours en groupe, tous ce qui ne se soumet pas au cadre idéologique voulu par leurs maîtres. Les vidéos sur le tabassage de handicapés se passent de commentaires.

Ses progressistes qui vénèrent Angela Davis et méprisent Bessie Coleman qui adulent l’escroc Bob Woodward et piétinent Ida Tarbell, agissent en tant que bras armé du capital transnational, le tout choyé par la presse et l’édition. Par le passé, ils ont tenté d’infiltrer les communautés asiatiques et hispaniques dans le but de les utiliser, mais sans y parvenir.

Le clou restant la tentative de ses gauchistes de se servir des autochtones indiens (1) au point d’avoir mandaté Marlon Brando dans le but de les instrumentaliser, lui-même manipulé. Là encore, ce fut peine perdue. Reste une partie de gens issus de la communauté allogène afro-américaine qu’ils ont transformée en milice du lumpenprolétariat pour orienté la frustration de cette communauté sur le prolétariat blanc, qui depuis s’est généralisé aux autres communautés. Le mouvement BLM n’est qu’une création  de l’Outfit, simple ingénierie sociale qui marche encore du fait de la passivité adverse.

Beaucoup de petits commerces et de grandes enseignes vandalisées, mais point d’action envers la Chase Manhattan, JP Morgan, Exxon-Mobil, Chevron, Vanguard, Black Rock …

Tout ça est grotesque, un peu comme dans les films de cet abruti Bruce Willis qui passe son temps à défendre Wall Street contre de méchants anarchistes tout droit sortis du cerveau d’un scénariste sous calmants payé par la banque !

 

Fordiste et visionnaire

Jadis, Trump fut la seule figure publique à dénoncer avec véhémence et arguments à l’appui,  les interventions américaines de par le monde dont celle menée au Koweït et en Irak. Inutile de préciser que Trump fut malmené par une presse le faisant passer pour un type dérangé qui aime se faire remarquer. Depuis, l’histoire lui a donné raison.

Trump est un fordiste qui a foi dans l’Amérique profonde et productiviste et pense que son pays par sa capacité à créer et à générer des richesses est en mesure de dissuader n’importe quel État au monde qui serait mû par des ambitions bellicistes. Néanmoins, l’affaire de Minneapolis lui a permis de mesurer son propre décalage face aux aspirations de l’Ouftit et le degré de fanatisme qui règne dans les bourgeoisies de certaines villes du pays et la menace que font planer ses séparatistes sociaux sur les États-Unis, le tout piloté par l’Outfit. Il n’est plus question de coexistence sociale, mais le fait d’écraser le monde prolétaire d’origine anglo-américaine et ceux en capacité de s’émanciper.

En définitive, Trump doit admettre que cette concomitance est terminée. Que le camp oppresseur est déterminé – il a toujours été – à en finir, quitte à avoir recours au pire, ce qu’il a déjà fait par le passé !

 

Technocratisation et bolchevisation des sociétés occidentales

Les classes dirigeantes européennes ne sont pas soumises à l’Outfit comme le prétendent les nationalistes de tout pays. Elles soutiennent l’Outfit, nuance. Car c’est un gage de sûreté qui permet aux élites européennes issues de la rente et de la technocratie le tout lié aux loges de fortifier leur pouvoir sur le plan politique et économique et d’exercer leur domination sur les classes prolétaires autochtones.

 

Le grand processus

Trump est un adversaire mollasson du système, mais par sa politique, il n’a cessé d’interrompre et bloquer le déroulement visant à instaurer le grand processus. Poue être concis, la destruction complète des États nations et des prolétariats autochtones, pour créer un monde fait d’État totalitaire, technocratique couplé à des petites élites épargnées et un prolétariat kalergisé, atomisé ethniquement et culturellement et corvéable à merci. Ce processus ne concerne pas que l’Europe, mais le reste du monde à terme. À chaque continent, à chaque pays, un logiciel adapté. Évidemment, je n’invente rien, il suffit de faire l’inventaire de leurs actes, et de lire les écrits de certaines de ses élites qui ont façonné l’Outfit de Wall Street, tout est dit noir sur blanc.

 

Le monde du sport professionnel ?

Le sportif professionnel est le produit de l’économie rentière prédatrice et mondialisée. Jadis, le professionnel était rémunéré par le ticket acheté par le spectateur. Depuis, l’arrivée progressive de la publicité et les droits télé à modifier l’économie du sport. Les médias aiment donner la parole aux sportifs et pour cause. Le sportif est un des virus les plus mortels du capital transnational, pur produit de l’Entertainment sous contrôle. Un agent du mondialisme rétribué par la finance internationale pour accélérer la mise en place du grand processus le tout appuyé par une presse qui est dans sa totalité atlantiste, néolibérale, marxiste et cosmopolite.

Il faut garder à l’esprit que toute cette séquence n’est que le final d’une saison, Trump à encore de la réserve…

(1) Je rejette le terme d’amérindien, logorrhée des universitaires US. Les États-Unis sont constitués de populations autochtones, le reste est d’origine allogène, n’en déplaise aux sangs bleus de la côte-Est, atteints du complexe du colonisateur génocidaire, d’où cette volonté de mettre les populations indiennes au même niveau que les autres.