La sandale de paille

Le mercato d’été a été fortement animé du côté de Milan, et ce n’est pas fini. Çalhanoğlu, André Silva, Musacchio, Rodríguez, Biglia, Bonucci …le Milan voit rouge, dopé par des investisseurs chinois. Le club lombard a dépensé des dizaines de millions pour s’offrir ses nouvelles recrues. Acheter pour la somme de 520 millions + 220 millions de dette étant à la charge des acquéreurs du club milanais, les Chinois ne font pas dans la dentelle.

Le club rossonero semble sans limites du fait qu’il n’est pas soumis au fair-play financier puisqu’il a changé de propriétaire. Ses investissements massifs ravissent les fans du club milanais, peu importe d’où vient l’argent, et qui dirige le club. Une simple étude d’un club tel que le Milan démontre facilement que même en plafonnant au sommet du football italien et européen, ce club demeure à ce jour une affaire déficitaire. Qu’est-ce qui motive ses investisseurs chinois à détenir un club déficitaire au plus haut niveau ?

Histoire du nouvel acquéreur

Li Yonghong citoyen de Hong Kong et de nationalité chinoise s’est donc porté acquéreur du club italien. Soit Yonghong est une personne stupide ou bien c’est un homme d’affaires qui est venu pour une raison bien particulière. je penche pour la deuxième affirmation. Le profil de Yonghong est exemplaire, son parcours dans le monde des affaires est marqué par l’achat ou création de sociétés et de leur revente immédiate ou de leur liquidation. Le frère de Yonghong, Li Hongqiang semble être le cerveau du clan familial, après quelques démêlés avec la justice chinoise et protéger par sa citoyenneté de Hong-Kong, il s’est réfugié au Honduras.

Li Yonghong bien que directeur d’une holding qui possède des participations dans certaines affaires ne possède pas à proprement parler de fortune personnelle et encore moins la possibilité de déboursé des sommes considérables pour acheter rubis sur ongle, un club tel que le Milan et de le gaver en centaine de millions. Lors de la session du club, Marcello Lippi, actuel sélectionneur de l’équipe de Chine s’était fendu d’une phrase qui en dit long ; « Personne en Chine ne sait qui sont ces gens » !

Hypothèse

Lors de la rétrocession de Hong-Kong il y a deux décennies, le gouvernement chinois de l’époque avait averti par la voix d’un de ses ministres, que les triades chinoises très implantées à Hong-Kong n’avaient aucune inquiétude à se faire, car le pouvoir considère que les triades font partie du paysage, de plus, elles sont riches et peuvent aider l’économie a se développé. Les triades travaillent dans l’ombre d’où une efficacité redoutable, ses organisations tentaculaires dont certaine repose sur l’apport de dizaines de milliers de petites mains sont contrainte d’explorer de nouveau territoire à l’étranger. Dans l’organigramme des triades chinoises, la sandale de paille se charge de ce type d’opération.

Les triades investissent dans certains secteurs de l’économie, elles servent aussi de fond souverain à des coquilles vides. Des hommes pourvu d’une certaine expérience dans le monde des affaires dirigent ses fameuses coquilles vides dont le seul but est de recycler l’argent sale, produit de la grande criminalité. La presse transalpine a toutefois révélé que le fameux Yonghong avait réussi à obtenir un prêt du fonds d’investissement américain Elliott sur la base de 300 millions d’euros couplés à un taux d’intérêt de 11%  à rembourser dans les 18 mois.

Le président du club milanais à déclarer que la recapitalisation du club pour éviter des problèmes de trésorerie à hauteur de 60 millions provenait de ses fonds propres. Pour le reste. Qui a déboursé les 500 millions restant pour acheter le club, reste un mystère. Le fond Eliot à été solicité pour regler la dette et pour financer les transferts actuels + de 200 millions dépensé . Question, qui a les moyens d’avancer 1 milliard d’Euros dans une telle affaire ? Le financier chinois à déclarer que la recapitalisation du club pour éviter des problèmes de trésorerie à hauteur de 60 millions provenait de ses fonds propres. On finit par se perdre.

Personne ne semble vraiment aborder la question de l’autre côté des Alpes, certes la presse transalpine s’intéresse au sujet, mais le bon Li Yonghong est présenté comme une personne multimilliardaire. Est-ce une forme d’aveux ? Si le financement de toutes les opérations en cours était le fruit d’un ou plusieurs opérateurs bancaires ou de fonds souverains, l’info aurait été divulguée. En attendent, il y a urgence. Il s’agit de redorer le blason d’un club et de ses supporteurs…